LORCA, POÉSIE D'UNE VIE
 
       
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Présentation

Avant-propos

Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X

Conclusion

Appendice I
Appendice II
Appendice III

Bibliographie
Œuvres citées
Noms propres
 


FEDERICO A DIT…

"…ici-bas je serai toujours au côté des pauvres. Je serai toujours au côté de ceux qui n'ont rien et à qui on refuse même la tranquillité de n'avoir rien" (1934)



"Je suis un Espagnol integral, et il me serait impossible de vivre hors de mes limites géographiques; mais je hais celui qui est espagnol seulement pour être espagnol. Je suis frère de tous et j'exècre l'homme qui se sacrifie pour une idée nationaliste abstraite par le seul fait qu'il aime sa patrie avec un bandeau sur les yeux. Le bon Chinois m'est plus proche que le mauvais Espagnol. Je chante l'Espagne et la ressens jusqu'à la moelle; mais je suis avant tout homme du Monde et frère de tous. Je ne crois pas du tout aux frontières politiques". (1936)


"L'influence des Etats-Unis dans le monde se limite aux gratteciel, au jazz et aux cocktails. C'est tout. Rien d'autre. Et pour les cocktails, là-bas à Cuba, dans notre Amérique, on fait des choses bien meilleures que les yankees. Oui, à Cuba, là où précisément l'esprit nord-américains croit avoir le plus de potentialité". (1933)



"Dis-moi, Seigneur,
Mon Dieu !
Notre douleur n'atteint-elle pas
tes oreilles ?
Les blasphèmes n'ont-ils pas élevé
des Tours de Babel sans briques
pour te blesser, ou bien aimes-tu
les cris ?
Es-tu sourd ? Es-tu aveugle ?
Ou bien es-tu bigle
d'esprit
et vois-tu l'âme humaine
avec des tons inversés ?" (1920)


"… nous voulons notre pain de chaque jour,
fleur d'alisier et éternelle tendresse égrenée,
…nous voulons que s'accomplisse la volonté de la Terre
qui donne ses fruits pour tous". (1929-1930 ?)


"Une Chartreuse est une chose vraiment anti-chrétienne. Tout l'amour que Dieu nous ordonna de nous prodiguer les uns aux autres ne se trouve pas ici, et ils ne s'aiment pas eux-mêmes…… Parce qu'ils ne veulent pas pécher… parce qu'ils ne veulent pas parler ! Comme s'il n'y avait pas de péché dans les méditations intimes !… Ces malheureux, que tous nous devons plaindre, croient se tromper et tromper leurs sens en torturant leur chair. Qui peut certifier que quelques-uns ou presque tous n'éprouvent pas des désirs, n'aiment pas des femmes lointaines à cause desquelles ils se sont enfermés là; ne haïssent pas et ne se désespèrent pas ?… Ils ont beau avoir devant eux le Christ comme le saint Bruno de Pereira, ils ont beau pleurer en invoquant les esprits célestes, rien n'empêchera leurs âmes d'aimer, et de désirer et de haïr…… et la chair aussi se manifestera…… et la nuit, beaucoup de ces hommes, qui sont jeunes et pleins de vie, auront dans leurs lits des visions de femmes qu'ils ont aimées, de personnes qu'ils ont méprisées, et ils aimeront et mépriseront et ils voudront fermer les yeux, mais ceux-ci resteront ouverts……Ces hommes admirables de décision fuient le bruit, pensant que les péchés s'y cachent, et ils sont tombés en un autre lieu propice aux pensées et donc au péché." (1918)